lundi, avril 28, 2008

Granola buzze

Le site, réalisé par Duke, est une petite merveille de technologie et de design.

Vidéos, style décalé, module de viralité, implication des internautes, et même pub sur Facebook et campagne de liens sponsorisés pour capter l'internaute, tout y est.

Sur la forme et sur le fond, c'est une réussite. Même si je continue de penser que le formatage du buzz, originellement naturel, et l'utilisation de leviers toujours identiques finit par ôter tout son intérêt à ces dispositifs.

Pour juger par vous-mêmes : http://www.granola.fr


jeudi, avril 10, 2008

De prévisions qui me laissent sceptique

Entendu ce matin, à propos du grand charivari Yahoo-Microsoft : "L'avenir est à l'internet mobile". Le journaliste cite les analystes, évoque les 3 milliards de téléphones mobiles dans le monde, contre 'seulement' quelques centaines de millions d'ordinateurs.

J'ai du mal à adhérer. Je me trompe surement, je ne suis qu'une petite provinciale blonde qui se fait ses propres idées, une observatrice à l'aire de jeu pas bien étendue. Mais il me semble que l'avenir est à la convergence.

Le WAP, lorsqu'il est apparu, semblait être la révolution... A présent, il est clair que la technologie permet d'utiliser de façon acceptable un téléphone pour surfer sur le web, à condition que les sites aient été optimisés, et il est relativement facile d'accéder à des services de base (recherche d'itinéraire, chat, mail,...).

Mais c'est sans compter sur la miniaturisation des PC portables et les cartes GPRS qui permettent de se connecter à partir du réseau de téléphonie mobile.

Pour moi, certes, l'avenir est à l'internet mobile, mais pas à l'internet sur téléphone mobile. Internet partout, tout le temps, grace à des spots wifi ouverts, des cartes GPRS, et accessible depuis un ordinateur, un téléphone, voire un frigo, ça me semble évident. Mais je n'imagine pas que les trois milliards d'usagers du seul téléphone mobile se mettent à utiliser le net de manière intensive sur leur tout petit téléphone, à moins d'y être déjà initié par l'usage d'un ordinateur.

Mais comme je le disais plus haut, je me trompe sans doute. Rendez-vous dans 20 ans :)

lundi, mars 31, 2008

J'aime pas Olivier Martinez, non plus !

Je n'ai pas pris la plume plus tôt pour en parler, parce que ça me paraissait tellement énorme que ça ne pouvait pas arriver.

Et c'est arrivé. Et ça remet en cause mes certitudes quant à une justice lucide et au fait des implications technologiques.

J'ai donc rejoint le mouvement, et décidément, non, je n'aime pas ... euh... comment s'appelle t'il, déjà ?


mardi, mars 25, 2008

samedi, mars 08, 2008

De la gestion de l'identité numérique










Dans 5 mois, je serai mariée. Youpi :)

Et voici que se pose à moi le problème du changement de nom.

Ce n'est pas un problème insurmontable, il a toujours été évident pour moi que je porterai le nom du père de mes enfants, premier signe d'appartenance à une famille, à une lignée... Mais comment gérer ce changement dans le cadre de mon identité numérique ?

Bien que petite blogueuse anodine, je n'en suis pas moins très bien référencée, et ce sur l'ensemble de mes productions en ligne, photos, textes, interventions bloguesques ainsi que sur de nombreux réseaux sociaux et annuaires professionnels.

Le fait d'occuper le terrain est nécessaire, quand on exerce comme moi un métier censé procurer visibilité et notoriété à ceux qui font appel à mes services, en gage d'expertise. Sauf que là, je ne sais pas du tout comment je vais pouvoir gérer mon changement de nom sans perdre tout le bénéfice de ce référencement naturel.

Un cas d'école, il me reste 5 mois pour optimiser ma présence en ligne et gérer ce transfert... :)

lundi, février 25, 2008

D'un buzz à retardement





Voila un concours qui va faire buzzer !
L'EBG met à disposition 50 pages de son petit Livre Rouge du Marketing Interactif et organise un jeu concours avec 100 livres à gagner...

Pour ceux qui ne connaissent pas le concept du Petit Livre Rouge du Marketing Interactif, il s'agit d'un ouvrage destiné à tous les passionnées d'innovation et de publicité.
Il décrit près de 70 campagnes de communication innovantes, et laisse aux experts du marketing interactif la parole sur les nouvelles tendances à venir !

La dernière édition "Internet Marketing" décrit les opérations de communication les plus innovantes : bouche à oreille exponentiel autour du démarrage de France 24, lancement sur Second Life du dernier parfum de Jean Paul Gaultier, mise en place du site e-commerce de L’Avion, diffusion par British Airways de vidéos virales sur mobile, création d’une plate-forme communautaire Playstation… 70 exemples de ce types sont présentés dans l’ouvrage avec pédagogie, précision et objectivité.

Pour le concours, c'est par là que ça se passe !

mardi, février 12, 2008

D'une opposition caractéristique

... et diablement caricaturale, mais vraie.

J'ai travaillé dans de nombreuses entreprises où l'aspect technologique prévalait. Editeurs de logiciels ou de sites, sociétés de services informatiques, fournisseurs d'accès, autant d'entreprises dont le coeur de métier était technique.

Et à chaque fois, dans chacune de ces entreprises, de manière plus ou moins marquée, l'opposition entre les techniciens et les commerciaux était tangible, symptomatique d'une différence de point de vue.

Il est relativement simple de comprendre à quel point les angles de vue peuvent être différents...

D'un coté, les techniciens, à qui on pose une problématique de qualité et de planification de la production, s'attachent à travailler dans les meilleures conditions afin de pouvoir garantir leurs délais de réalisation et de satisfaire le client tout en restant dans les limites technologiques imposées par leurs compétences et leur outil.

De l'autre, les commerciaux, à qui on fixe des objectifs de chiffre d'affaires à réaliser, emplis d'une culture de satisfaction client débordante et n'ayant forcément pas les compétences d'une technicien quant aux limites du produit vendu.

Au milieu du champ de bataille, le marketing. Chargé de définir avec
précision les caractéristiques produit ou service, et donc d'auditer
avec précision les technologies employées, leurs avantages pour le
client, pour mieux le restituer à des équipes de commerciaux avides
d'informations qui leur permettent de convaincre le client.

Un point d'observation privilégié des drames qui se nouent parfois autour de la machine à café, dont on sent les frémissements pendant certaines réunions et qui explosent souvent lorsque se présente un cas client plus sensible, plus complexe.

Je le constate encore, depuis mon poste pourtant externalisé, chez certains clients, entre les personnes en charge de la communication qui s'adressent à nous et leurs équipes techniques. Et il n'y a malheureusement pas de solution miracle, il faut, à chaque fois, négocier, s'attacher à respecter la sensiblité de chacun et compter sur l'intelligence et le professionnalisme des différents intervenants.

Parce qu'au final, ce qui compte, c'est la satisfaction client, et c'est une évidence qui met tout le monde d'accord.


vendredi, février 01, 2008

D'une exigence professionnelle insatisfaite

Je me suis rendue, mardi et mercredi, au 2ème Forum E-marketing, à Paris. J'ai pris l'avion, j'ai dormi à l'hôtel, j'ai galéré dans les transports, pour me rendre sur ce qui est l'un des rendez-vous importants des "professionnels de la professions".

J'ai fait rapidement le tour des stands, saluant ci et là quelques connaissances, amis, partenaires, m'intéressant à quelques rares nouveaux concepts. Et puis j'ai pris place dans une des salles pour écouter une conférence. Pas tout à fait satisfaite ni du sujet ni de l'orateur, j'ai quitté la salle pour me rendre à une deuxième conférence, que j'ai trouvé toute aussi superficielle.

Au final, en 3 demies-journées passées au Palais des Congrès, je n'ai pas appris grand-chose et je suis déçue du niveau des conférences. Non pas que les orateurs ne maitrisent pas leur sujet, mais sur un salon prétenduement professionnel, je me serais attendue à des explications plus poussées, plus techniques, or j'ai l'impression que sur le fameux concept "benefits/features" qui est censé régner en maître dans les présentations de produits ou techniques, les orateurs n'ont pensé qu'à la partie "avantages produit".

"Le ciblage comportemental, c'est bien". Jusque là, je suis d'accord...

"Le ciblage comportemental permet d'adresser aux internautes le message qui leur correspond et augmente ainsi le taux de clic de façon non-négligeable". Ok, ça, j'avais compris...

Et comment tu fais, Monsieur, pour mettre en place tes campagnes ciblées ? Tu utilises quels outils ?

Par souci de "vendre" leur produit ou leur savoir-faire, les orateurs présents ont oublié qu'il ne s'agissait pas de convaincre l'auditoire de leur expertise mais de permettre aux participants de mieux appréhender les différents leviers du marketing online, de la réflexion stratégique à la mise en oeuvre opérationnelle.

Et si je peux comprendre qu'on aille pas jusqu'à expliciter les techniques employées dans le détail par souci de simplicité (et par peur de se faire faucher une expertise), j'aurais apprécié un discours plus professionnel, parce que certes, un rappel sur les différents modèles économiques de la publicité online n'était pas inutile mais de là à s'en contenter...

Bref, je continuerai à suivre ces évènements parce qu'ils sont un lien important avec les différents prestataires susceptibles de contribuer à la réussite des campagnes de mes clients mais je reste convaincue, plus que jamais, qu'une veille permanente et l'expérimentation sont nécessaires à l'appréhension des nouveautés qui fleurissent dans mon domaine d'activité.

Ca tombe bien, j'adoooore mettre les mains dans le cambouis :)







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mercredi, décembre 05, 2007

De la non-objectivité blogguesque

Un débat fait rage au sein des bloggueurs dits "influents". Sous prétexte qu'ils sont, justement, influents parce que leur popularité les pose là en tant qu'experts, de nombreux lecteurs s'insurgent contre la pratique des billets sponsorisés (écrits à la demande d'une marque contre rémunération), amalgamant blog et information, bloggueurs et journalistes.

Certes, un blog peut aussi servir à informer. Certains éditeurs de contenu 'informatif' s'en sont emparé, pour la souplesse d'utilisation de l'outil, la facilité de mettre à jour du contenu...

Un blog peut être familial, spécialisé, généraliste, confidentiel, anonyme, people, professionnel, politique, touristique, militant, abandonné, hyper actif, fait d'images, de textes, de vidéos, de sons, de douleurs, de joies, d'informations, de comparaisons, de prises de position, de coups de gueule, mais un blog ne peut pas être objectif.

Il peut tendre à l'être. Et certains blogs (maintenus pour ma part plus par des "éditeurs de contenus" que des blogueurs) semblent l'être, informant leurs lecteurs de façon quasi-journalistique.

Mais au fond, un blog, c'est l'espace d'expression d'une personne, d'un individu, avec ses opinions, ses désirs, ses besoins. Et lorsqu'on lit un blog, on s'attache autant, voire plus, à la personnalité de son rédacteur qu'à l'objectivité de son contenu.

C'est ce qui fait le succès des blogs. On s'attache à un style d'écriture, à un sujet, à des préoccupations, à une personnalité, parce qu'ils nous ressemblent ou nous intéressent, parce qu'on y trouve des informations qui nous semblent pertinentes, parce que nous nous sentons concernés, parce que nous nous identifions...

Il y a le revers de la médaille, tel le bloggueur tétanisé par son succès fragile qui n'ose plus blogguer de manière partisane, de peur de choquer son lectorat, et cette soi disant objectivité dans laquelle se drappent de nombreux blogueurs, pour ménager la chèvre et le chou.

Mais au fond, quand on y réfléchit, un blog, c'est un espace d'expression personnel, non ? Un espace dont chacun peut (doit) disposer à sa guise, sous peine de tomber dans le consensuel, le démagogique, le fade, l'inconsistant...

Rien de très objectif à celà, donc.

Et les billets sponsorisés, au fond, n'ont plus rien de choquant, si l'on rend à chaque bloggueur cette possession individuelle de son blog, et la possibilité de faire ce qu'il souhaite de son espace d'expression personnel.

D'autant que les blogs truffés de billets sponsorisés auront vite lassés les lecteurs en recherche de contenu pertinent...


mercredi, novembre 28, 2007

De la segmentation naturelle dans les réseaux sociaux

Facebook, Myspace, Linkedin, Viadéo, Xing, WAYN, et avant tout ça Copains d'avant (et j'en oublie surement), autant de sites basés sur le même principe, communiquer et créer, autour d'un sujet commun ou d'un parcours, des micro-communautés d'individus dont les liens intangibles et inconnus d'ordinaires, deviennent mesurables et valorisables.

Je ne vais pas refaire l'histoire, tout le monde la connait. Succès, création d'audience, valorisation par la publicité, indignation des usagers, blablablabla...

Ce qui m'est venu à l'esprit, hier, alors que je fignolais mon Facebook pour en comprendre le fonctionnement, à l'affut des messages publicitaires plus ou moins dissimulés qui y apparaissent, c'est qu'il n'y a pas un site de réseau social mieux qu'un autre, il y a des utilisateurs différents, qui s'attachent à des fonctionnalités et des ambiances.

Prenons Myspace et LinkedIn. Là où le premier offre des fonctionnalités de personnalisation très poussées, très graphiques, et des plug-in plutôt funky, le second est d'une sobriété à toute épreuve, impossible à personnaliser mais particulièrement axé autour de la relation d'affaires.

Il est donc évident que le public du premier n'a rien à voir avec le public du second (même si certains transfuges peuvent être inscrits sur les deux plateforme, tout à la fois musiciens dans l'âme et homme d'affaires).

Celà est vrai pour l'ensemble des plateformes, et les marketeurs en sont conscients. Les ados, les artistes, les fêtards sur Myspace ; les jeunes actifs, les étudiants et les marketeux sur Facebook, les cadres français sur Viadéo, les ingénieurs, commerciaux et autres professionnels matures dans leur utilisation du web sur Linkedin.

Bien sûr, c'est une caricature. Bien sûr, certains comme moi ont un compte sur l'ensemble de ces sites et sur bien d'autres, avides de nouvelles technologies. Mais globalement, on voit les audiences naturellement se segmenter voire se déplacer, d'un site à l'autre, en fonction de l'avancée des utilisateurs dans leur vie professionnelle, en fonction de leur degré de maîtrise du média.

On m'interroge parfois sur l'intérêt pour une marque, pour un annonceur, d'être présent sur "les réseaux sociaux". Je crois qu'il n'y a pas de politique de communication "2.0" miracle qui s'adapte à tous les annonceurs. Je crois que les réseaux sociaux doivent être envisagés comme les autres supports qui s'offrent aux annonceurs dans le cadre d'une stratégie globale de communication en ligne.

En utilisant cette segmentation naturelle qui s'opère sur les réseaux sociaux, à la manière de celle qui s'effectue sur les carrefours d'audience, sur les sites éditoriaux ou les sites de services, il faut intégrer les réseaux sociaux dans les recommandations stratégiques faites aux annonceurs, mais sans globaliser.

De la même façon que les agences ont appris, depuis longtemps, appris à intégrer différents supports et différents formats, tels que liens sponsorisés, habillages de home-pages, insertion de messages publicitaires dans les logiciels de messageries instantanés, widgets ou blogs, elles se doivent d'intégrer les réseaux sociaux à la palette des offres des régies qu'elles recommandent à leurs clients qui les interrogent sur des problématiques de visibilité.

Ca n'est pas de la spécialisation, parce qu'à être trop spécialisée, une agence devient moins stratégique et plus opérationnelle. Ca s'appelle la veille technologique, pour être toujours à la pointe et utiliser l'ensemble des ficelles mises à la disposition des annonceurs, rien d'exceptionnel, au fond :)






mardi, octobre 30, 2007

D'un abonnement de plus

Je me suis abonnée à Picnik. 24 dollars pour une année d'utilisation, un peu moins de 20 euros grâce au taux de change, pour utiliser et soutenir un site qui est pour moi l'exemple parfait de ce qui fait techniquement le web 2.0.

Pourquoi ?

Parce que Picnik est une application distante qui permet de travailler sur un fichier tout aussi distant sans utiliser les ressources de la machine utilisée.

Celà existe déjà, avec les différents logiciels de bureautique rachetés par Google, par exemple, mais dans le cadre de Picnik, je trouve le concept bien plus intéressant, voire carrément révolutionnaire tant les fonctionnalités sont poussées.

En clair, une photo en ligne peut être récupérée, modifiée et republiée, ou envoyée par mail, ou sauvegardée dans un album distant, sans avoir à installer de logiciel ni besoin de télécharger la photo en local. Et les modifications vont de la balance des blancs à la retouche des défauts de peau, du recadrage à l'insertion de texte ou de formes, de l'ajout d'un effet à l'encadrement...

Pour ceux qui arrivent sur le net sans en comprendre la technique, rien de bien sorcier... mais pour moi, c'est une merveille de technologie et d'ingéniosité, qui mérite largement mon support financier.

Maintenant, sans sortir de la légalité, je peux bidouiller mes photos et les publier, depuis n'importe quel ordinateur, qu'il soit Mac ou PC, chez moi ou ailleurs, sans laisser de traces.

Et avec mes 24 dollars, je participe humblement à la réussite de ce qui me semble être passé quasi inapercu en France...



vendredi, octobre 12, 2007

D'une disparition pas définitive

Ceux qui suivent ce blog régulièrement (mmm... y en a t'il ?) auront constaté que je n'ai pas été très bavarde depuis la rentrée.

Non pas que je n'aie rien à dire, entre la convention e-commerce, les conférences auxquelles j'ai assisté, l'actualité plutôt riche dans le monde du web, j'aurais mille choses à raconter.

Mais la rentrée est également riche en nouvelles opportunités d'affaires et autres priorités professionnelles, notamment celle d'obtenir la certification Google Advertising Professional. C'est chose faite, comme vous pourrez le constater grâce à l'apparition dans la barre de droite d'un "blason" Google Individual Qualified, qui permet à mon agence d'obtenir la certification tant attendue.

Bientôt, j'arriverai à trouver du temps pour poster des billets plus intéressants... Bientôt... Promis.... (on y croit !).

mercredi, septembre 05, 2007

De la répartition de mes tâches

Auto-réflexion de ce matin... Souvent, on me demande combien d'heures je travaille par jour. Et souvent je réponds 24.

Bien
entendu, ce ne sont pas 24 heures que je passe au boulot, je passe
entre 9 et 10 heures par jour à mon poste, 'seulement'... Mais j'ai un
métier qui exige de moi que je sois à l'affut, en terme de veille
technologique, de veille média, de veille concurrentielle, de veille
commerciale...

Je crois que 40 à 50% de mon travail consiste
en "production" réelle. Production de jus de cerveau, en amont d'une
campagne, avec les nombreuses études stratégiques et les plans média
que je me mets au point. Et production en terme de mise en oeuvre
opérationnelle, de suivi, de reporting.

Sur les 50% qu'il reste, 20% consistent
à l'organisation de mon travail, à la mise en place de process, à
toutes ces choses que je fais mécaniquement et qui me permettent d'être
organisée, de savoir où j'en suis, où en sont les gens qui travaillent
avec moi. Ca n'a l'air de rien, mais 20% d'une semaine de travail,
c'est une journée entière en tout, passée à classer, prioriser,
évaluer, suivre, relancer,...

10% vont au réseau. Ca n'est pas
rien, entretenir les 'liens' commerciaux, professionnels, partenariaux.
C'est un travail en soi, même si ça n'en a pas l'air. C'est penser à
appeler X, "juste comme ça", c'est accepter un déjeuner de travail,
c'est se souvenir que Y connait Z et qu'à cette soirée, là, on avait
croisé W, qui justement nous avait parlé de Y. Ca veut dire prendre des
notes (sur des post-its que je colle sur les cartes de visite, bien
souvent), garder les sens en éveil et être à l'affut d'informations (et
non, ce n'est pas toujours de la curiosité).

Il reste 20 à
30%... Et là, commence ma veille. Une partie de ma veille est
méthodique. Tous les matins, en arrivant au bureau, je me connecte sur
2-3 sites qui me permettent de visualiser d'un seul coup d'oeil les
actualités qui m'intéressent. Ca tourne généralement autour des médias,
de la pub, de la comm', du marketing, du web, mais aussi de secteurs
d'activités comme le tourisme, l'immobilier, la distribution. Je lis
aussi régulièrement les magazines spécialisés, où j'apprends les noms
des agences qui ont décroché tel et tel budget, où je vois les
critiques des campagnes en cours, où je m'abreuve de statistiques et
d'études en tous genres.

Et puis il y a l'autre veille. Celle que je fais même dans mon
sommeil. Les panneaux publicitaires que je décrypte sur la route en
rentrant chez moi, le packaging du paquet de pâtes fraiches que je
découpe parce qu'il comporte des informations intéressantes, les sites
web que je disséque pour en appréhender la technologie, les sites
commerçant que je pense pouvoir contacter pour leur proposer nos
services, la dernière émission en vogue (que je ne regarde pas !!!) sur
laquelle je cherche des informations parce qu'elle est tendance et que
je dois comprendre quels en sont les leviers et les implications...

En
fait, je ne suis pas accro à mon boulot... Non, j'ai juste un boulot
qui correspond à mon mode de vie, à mes passions, à mon tempérament, et
du coup, je "suis" ce que je "fais", et clairement, je suis une
marketeuse dans l'âme, même refermée derrière moi la porte du bureau ;)

Sur ce... si j'y allais ?


lundi, septembre 03, 2007

De la difficulté de garantir

Pour les agences de communication online, l'optimisation quasiment en temps réel des campagnes de liens sponsorisés est un argument de taille.

Contrairement au papier, une campagne en ligne permet de suivre en direct les retombées de la campagne et, à court terme, de l'optimiser, via des outils de tracking et d'optimisation (et les compétences d'un traffic manager qualifié sans lequel ces outils ne sont rien de plus que des outils statistiques).

Grâce à ces outils, il est possible, notamment, de connaître les retombées financières d'une campagne. Les connaître, les anticiper et les reproduire, à terme.

Du coup, les annonceurs deviennent exigeants et certains, parfois, ont du mal à comprendre que même en ayant déjà travaillé sur un produit similaire, il est difficile de garantir un résultat avant le commencement d'une campagne de liens sponsorisés.

En effet, outre le fait que les outils de tracking ont besoin d'emmagaziner des données statistiques avant de reproduire un schéma stratégique qui permet de garantir un retour sur investissement, de nombreux autres critères entrent en compte, notamment la qualité du site, sa facilité de navigation, son ergonomie et la notoriété de la marque.

Difficile ainsi de garantir, avant le début d'une campagne, son résultat en fonction d'un investissement. Une estimation est bien entendu possible, en terme de coût et de nombre de visite, mais difficile ensuite d'en déduire un résultat en terme de transformation.

J'utilise souvent la comparaison avec une boutique dans une rue commerçante. Faire venir les gens jusqu'à la porte est aisé. Les faire entrer peut l'être aussi, si on a un sens certain de la déco et un bel étalage... Mais si la vendeuse fait la tête et si les produits ne sont pas en stock, le chiffre d'affaires en pâtira.

Dans le cas précis des liens sponsorisés, des listes de mots-clés correctement pensées et organisées et des textes d'annonces très pertinents, s'ils peuvent influencer le taux de clic, ne pourront rien pour les ventes si le site n'inspire pas confiance, si les produits ne sont pas stock, si la marque est totalement inconnue, ou si les délais de livraison sont rédhibitoires...

Difficile dans ces conditions de faire entendre à des annonceurs qui pensent avoir compris les rouages du web qu'il est nécessaire d'investir pendant quelques semaines sans savoir précisément quelles seront pour eux les retombées financières de leur campagne.

Et si certaines agences affirment pouvoir le faire, j'apprécierais grandement qu'elles m'expliquent comment (après tout, je ne suis pas omnisciente, loin de là !).





Détournement caritatif ?

Vu sur le net...


Sarah McLachlan - World On Fire (Clip)
envoyé par Amzer



Première impression : Pas mal. C'est vrai... Dépenser l'argent destiné à la réalisation d'un clip dans des oeuvres caritatives pour soulager la misère du monde, c'est démago honorable.

Mais ça me laisse un arrière goût de détournement, de manipulation. Parce que j'imagine très bien les motivations du requin conseiller en image qui lui a vendu l'idée. Et m'est avis qu'elles n'ont rien d'honorables...

Et puis surtout, j'aime pas qu'on me fasse culpabiliser...

jeudi, août 02, 2007

De l'évangélisation à la compréhension

J'ai la chance de travailler pour une petite agence. Chance, oui, parce que les grandes agences travaillent avec les grands comptes, et si c'est plus tape à l'oeil prestigieux (moi aussi, j'aime bien pouvoir citer certains de mes grands comptes passés), c'est nettement moins intéressant.

Certes, les problématiques sont plus complexes, la réflexion est poussée plus loin, les mécaniques sont plus abouties (et encore, il m'a été donné de voir des dossiers de réponse à des appels d'offres franchement scolaires)... mais on s'adresse avant tout à des directeurs marketing, des directeurs communication, des gens en mesure de comprendre internet en tant que média, habitués aux méthodes et techniques marketing 'traditionnelles', parfois même aguerris aux techniques online.

La discussion porte alors essentiellement sur le pourcentage des honoraires d'achat (le nerf de la guerre), la puissance de négociation auprès des régies et quelques spécificités techniques (qui, a bien y regarder, diffèrent bien peu entre agences), les annonceurs étant déjà bien au fait de leurs possibilités et disposant d'une réelle stratégie de communication 'globale' qu'ils se contente de décliner au format 'net'.

Mon profil de consultante a donc toute sa place au sein de ma 'petite' agence. Petite aux yeux des parisiens centralistes, nettement plus grosse en comparaison avec les autres agences de la région, j'ai la chance de cotoyer de nombreux corps de métier, des TPE aux PME, parfois quelques grands comptes régionaux...

Et cette proximité avec le tissu économique local me pousse à remettre en question, en permanence, mes certitudes marketing, parce qu'au lieu de les débiter à la file, comme des évidences, je dois les expliquer, les argumenter, pour permettre à mes clients, dont seule une infime partie occupe un poste de 'marketeux', d'appréhender tout à la fois le média, les notions de base du marketing online, le vocabulaire spécifique à la communication, etc, etc, etc...

Pour moi, c'est l'essence même de mon métier de conseil. Conseil en communication 'globale'... Apliquée au net, certes, parce que nous ne déclinons que peu de campagnes offline, préférant les laisser à nos partenaires spécialisés... mais conseil en communication tout même, avec tout ce que cela comporte de notions de travail de l'image, d'implications stratégiques et de mise en oeuvre opérationnelle.

Sur ce, j'y vais, parce que justement... j'ai du boulot :)



mardi, juillet 24, 2007

Des investissement à la rentabilité online

Pour beaucoup d'entrepreneurs traditionnels, le web reste un eldorado dans lequel il est possible, avec peu de moyen, d'arriver à concurrencer d'autres acteurs avec lesquels ils n'auraient jamais pu se confronter dans l'économie traditionnelle.

S'ils n'ont pas tort sur le fait de la possibilité de se retrouver en frontal avec de grandes marques, ils n'ont pas la moindre idée des trésors d'imagination qu'il faudra déployer, de l'énergie qu'il faudra investir et des montants qu'ils devront allouer sur le média pour espérer survivre, voire fructifier (sans même imaginer concurrencer les acteurs bien en place, à moins d'avoir un budget équivalent).

En effet, lors de l'ouverture d'une boutique au coin de la rue, on évalue la clientèle du quartier, les autres magasins qui fournissent des produits ou services équivalents dans un périmètre défini et pour peu qu'on ait un produit intéressant à un prix raisonnable, les chalands peuvent devenir des clients. Si la vendeuse est souriante et que le produit est disponible en rayon, on peut même imaginer les voir revenir sans avoir besoin de leur adresser un courrier.

Sur le web, si la même petite boutique peut techniquement vendre son produit à l'autre bout du monde, elle subit la pression concurrentielle de l'ensemble des acteurs de son marché présents en ligne. Les petits comme elle, mais surtout les grands, avec des gros budgets, des agences de comm' spécialisées et des consultants aux dents longues rompus aux techniques de communication multicanaux.

Et se retrouver sans budget comm' conséquent quand on décide de lancer une petite gamme de vêtements pour enfants, c'est oublier La Redoute et ses investissements non négligeables... Une chambre d'hôte, alors ? Oups, j'oubliais, ce sont les voyagistes, tours opérateurs et autres chaînes hotelières prestigieuses que l'on vient taquiner sur leur marché. Un produit de beauté ? Loupé, Sephora et consorts n'ont pas laissé passer le train de la vente en ligne.

Pour ceux qui sont prêts à investir dans ce canal très particulier de distribution, nombreux sont les écueils à éviter. Une logistique sans faille, un service après-vente irréprochable, une vraie stratégie de fidélisation, sans oublier un site qui réponde aux attentes des internautes, en terme d'ergonomie, de fonctionnalités, de design... et une vraie stratégie de communication.

Une VRAIE. Pas le lancement d'un blog maintenu par... par qui déjà ? Ni des bandeaux home-made diffusés sur des réseaux de site pas très glorieux (mais pas cher, certes).

Une vraie stratégie qui permettra à chaque action marketing de préparer la suivante, d'en récolter les fruits et les enseignements. Un plan de communication qui prenne en compte les différents canaux de communication, la saisonnalité, les investissements des concurrents et leur activité, les besoins spécifiques de chaque phase du développement en terme de notoriété, d'image, de génération de trafic, de retour sur investissement.

Parce que si l'à peu près peut fonctionner dans le cadre d'un commerce de quartier, il est bien plus difficile de se faire une place en ligne sans une vision claire et précise de son marché, de ses possibilités d'évolution, de ses faiblesses et des finesses du média.

A ceux de mes clients que j'arrive à convaincre de cette nécessité, je peux apporter la vision qui leur manque, en terme de connaissance du média, de vision stratégique, de mise en oeuvre opérationnelle.

Et il n'y a rien de plus gratifiant que de prendre un projet dans sa phase de lancement, d'accompagner un annonceur dans son évolution, sa maturation sur le média, jusqu'à voir retomber les fruits de son travail.

Ah, si, il y a plus gratifiant... Quand le client vous en reconnaît le bénéfice :)




jeudi, juillet 19, 2007

Getting things done, again

J'ai quitté mon bureau ce soir en jettant un coup d'oeil satisfait sur mon bureau, parfaitement rangé... et une fois de plus, je me suis fait la réflexion que l'organisation de mon travail était un travail en soi, un effort, une discipline à laquelle je me tiens.

Je suis hyper organisée. Pas par nature, non, par obligation, parce qu'au fur et à mesure de mon évolution professionnelle, j'ai été amenée à mener de front plusieurs projets de nature différente, impliquant des interlocuteurs internes ou externes à l'entreprise, en France ou à l'étranger...

J'ai donc adopté différentes méthodes de classement, de prise de notes et de gestion de mon temps... En me basant sur des lectures, sur mes loupés, sur des choses adoptées après les avoir vues appliquées par d'autre, j'ai fini par acquérir des réflexes et des habitudes qui peuvent paraître excessifs mais me font gagner en temps et en efficacité.

Résultat, mon bureau est nickel quand je pars le soir, non sans avoir remis au propre mes notes de la journée et préparé mes dossiers pour le lendemain. Je reprends le vendredi mes notes de la semaine et prépare un mémo pour la semaine à venir. Je m'attache à prendre mes notes sur un seul et unique cahier, pour être sure de retrouver toutes les informations, je règle des rappels sur mon Outlook pour les tâches planifiées et j'ai une liste unique de choses à faire et de réponses en attente, classée par date et/ou priorités.

Je l'admets, vu comme ça, je pourrais passer pour une mono-maniaque de l'organisation (ok, ok... Je PASSE pour une mono-maniaque de l'organisation).

Mais ça fait aussi partie de mon boulot, non ? ;)




mercredi, juillet 18, 2007

Buzz et développement durable

Je suis interrogée régulièrement par des annonceurs en mal de visibilité sur la possibilité d'opération de marketing en ligne pour promouvoir leurs actions pour le développement durable.

Crédit voiture moins cher pour les véhicules propres, produits d'entretien labellisés "écologiquement corrects", organismes institutionnels cherchant à faire connaître leurs actions, tous sont de parfaits clients pour des opérations de buzz-marketing.

Sauf que surfer sur la vague du développement durable et de l'écologie est une opération périlleuse. Certes, c'est légitime et pertinent, mais c'est aussi une excellente façon de subir les foudres des mouvements écolo, qui dénoncent le "greenwashing" (blanchiment d'actions commerciales sous vernis écolo) et l'utilisation abusive d'arguments écologistes pour vendre une idée ou un produit.

Avec des opérations telles que "des pixels pour la biodiversité", il est aisé de comprendre que le potentiel de viralité et l'impact de telles campagnes présentent un réel intérêt dans ce domaine, mais trop de buzz ne finira-t'il pas par tuer le buzz ?

Ils sont pourtant nombreux à utiliser l'alibi de l'écologie pour vendre des produits de consommation courante... Alors, vraie démarche pour le développement durable ou manipulation marketing, où sont les limites ?






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samedi, juillet 07, 2007

A-priori et réalité

Il y a des cibles plus difficiles à toucher que d'autres, lorsqu'on est publicitaire 'on line'.

Pour les ados et jeunes adultes, pas trop compliqués, ils pratiquent le surf "récréatif" et une fois que l'on a trouvé les différents supports qu'ils fréquentent, il suffit de mettre en ligne des bandeaux soit décalés, soit explicites, qui les incitent à poursuivre leur surf ailleurs en cliquant.

Toucher les actifs mûrs (40-50 ans) est déjà moins simple. Certes, leurs sites de prédilection sont identifiables, de façon plus ou moins évidente selon leurs centres d'intérêt, mais leur présence en ligne est moins longue, et généralement plus "utile", ils viennent chercher une information et une fois trouvée, passent à autre chose.

Le Directeur Général d'une banque, par exemple, s'il lit Le Monde, fréquent le site de La Tribune et jette un oeil régulièrement sur Boursorama, n'est pas forcément, à cet instant précis, disposé à cliquer sur une bannière qui lui vante les mérites d'un hôtel aux Maldives, même si pourtant, il est précisément dans la cible.

La publicité en ligne devient alors un simple vecteur de notoriété, et les visuels doivent être impactants et explicites, pour qu'au moment où cet homme sera en recherche d'une destination de vacances, il ait été exposé à la marque et la reconnaisse.

Et il n'y a rien de plus aléatoire que la mesure de ces facteurs d'exposition et de reconnaissance, bien connus des publicitaires traditionnels mais dénigrés par les spécialistes du web, qui ne jurent que par les sacro-saints retour sur investissement, mesure en temps réel et autres optimisations de campagnes.

Heureusement, il nous reste les emailings :D




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Bleekin, marketing web